Passionnée de loisirs créatifs et de couture, je fabrique des jeux et des articles de décoration en tissu et en bois...
Malgré la crise, le marché du jouet avait jusqu'à présent toujours continué à afficher de belles progressions. Ce n'est hélas plus le cas : selon NPD, sur les cinq premiers mois de l'année 2012, les ventes de jeux et de jouets ont regressé de 2%. Une baisse qui s'explique par la conjonction de plusieurs phénomènes.
Selon le panel EPoS de l'institut NPD (qui couvre 70% du marché), les ventes de jouets et de jeux ont généré en France un CA de 486 M€ entre janvier et mai 2012, en baisse de -2% par rapport à la même période 2011.
Plombé par la météo
Plusieurs phénomènes expliquent la méforme des ventes de jouets en France. La première
est la mauvaise météo, qui handicape lourdement les ventes des jouets en plein air, un segment important du marché. "En excluant ce
segment, le marché serait stable", explique Frédérique Tutt.
Fréquentation en baisse, panier moyen stable
Il reste
en effet un autre frein à lever : la baisse de la fréquentation des magasins. "Ce phénomène a été constaté dès fin 2011 : les consommateurs fréquentent moins les magasins, mais continuent à dépenser pour les grandes occasions. Du coup, les paniers moyens se maintiennent",
explique Frédérique Tutt. En revanche, les achats d'impulsion sont fortement touchés : les ventes de produits à moins de 5€ pièce (qui
représentent 8% du marché) plongent ainsi de -14%, ceux dont le prix est compris entre 5 et 10€ baissent de -5%, ceux entre 10 et 20€, de -7%. Seuls les jouets vendus plus de 20€ voient
leurs ventes progresser de +6%.
Preuve que si les consommateurs font de plus en plus souvent l'impasse sur le cadeau sèche-pleurs, ils continuent tout de même à gâter leurs enfants pour les grands événements...
LSA, le 13 Juillet 2012